Attentats de Paris : ce que l'on sait du Belge arrêté au Maroc
Le suspect aurait combattu au sein d'Al-Qaïda en Syrie, avant de rejoindre les rangs de l'Etat islamique, selon le ministère de la Justice marocain.
Un Belge d'origine marocaine, "lié directement" aux auteurs des attentats du 13 novembre, a été arrêté vendredi au Maroc, a annoncé le ministère de l'Intérieur marocain, lundi 18 janvier. Le ministère ne donne que les initiales du suspect, et indique qu'il a combattu en Syrie dans les rangs du Front Al-Nosra, la branche syrienne du réseau Al-Qaïda, avant de rejoindre le groupe jihadiste Etat islamique (EI). Francetv info fait le point sur ce que l'on en sait.
Il a séjourné en Syrie et dans plusieurs pays européens
L'homme a été arrêté à Mohammedia, dans la périphérie de Casablanca. Selon l'enquête, ce Belge s'est rendu en Syrie avec l'un des kamikazes du Stade de France. Durant son séjour en Syrie, il s'est entraîné au maniement des armes et a établi des liens avec des commandants de l'EI, dont "le cerveau des attaques terroristes dans la capitale" française, ajoute le ministère.
Il a ensuite quitté la Syrie pour la Turquie puis s'est rendu en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas, d'où il s'est rendu au Maroc.
Son nom serait Gelel Attar
Selon le site d'information marocain Le360, proche du palais royal, l'homme serait âgé de moins de 30 ans et célibataire. Il aurait été arrêté au domicile de sa mère, qui vit actuellement en Belgique. Son père, lui, est décédé. Si seules ses initiales en arabe, J.A. ou G.A., avaient été données dans un premier temps, selon L'Obs, des sites d'information avancent le nom de Gelel Attar, qui correspondrait au profil de l'individu arrêté. C'est ce que tweete une journaliste du Monde.
#attentatsparis Des sources proches de l'enquête viennent de confirmer au @lemondefr que l'homme interpellé au #Maroc était bien Gelel Attar
— Elise Vincent (@elise_vincent) 18 Janvier 2016
Il serait proche de Chakib Akrouh
Gelel Attar serait proche de Chakib Akrouh, identifié comme l'un des terroristes des attentats du 13 novembre. Originaires de Molenbeek, une commune de Bruxelles, ils auraient tous deux quitté la Belgique pour rejoindre la Syrie le 4 janvier 2013, selon L'Obs. Le site précise que Gelel Attar aurait convaincu Chakib Akrouh de partir faire le jihad, d'après la famille de ce dernier.
Gelel Attar aurait également été en contact avec Abdelhamid Abaaoud, cerveau présumé des attentats du 13 novembre, d'après le site de la télévision belge francophone (RTBF).
Un mandat international avait été lancé contre lui
Selon la RTBF encore, un mandat d'arrêt international avait été lancé contre lui en novembre 2014. "En juillet [2015], il a été condamné à cinq ans de prison pour participation aux activités d'un groupe terroriste. Chakib Akrouh et Abdelhamid Abaaoud avaient eux aussi été condamnés dans le même procès", relate le site belge.
Selon L'Obs, une clé USB contenant des vidéos de propagande avait été trouvée en sa possession en juillet 2012, lors d'un contrôle de la police belge. "Lors de ce contrôle, les policiers tomberont dans le coffre de son véhicule sur des vêtements neufs encore emballés, des clés USB, une caméra de surveillance, des vêtements de sport, des pompes à vélo, tout un fatras d'origine délictueuse dont la revente aurait pu servir à financer la cause", détaille L'Obs.
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