Esmeralda, la femme panthère, revient seule "dans la jungle de Cannes"
Le festival de Cannes et ses habitudes… montées des marches, stars du monde entier, petites phrases et grandes frasques, nuits infinies sur les hauteurs et puis tous les petits "à côtés" rassurants qui reviennent comme une madeleine de Proust.
Depuis trente ans, les "femmes Panthères" venue d'Armentières (Nord) faisaient partie de ces petites douceurs insolites. Pascaline et Esmeralda, mère et filles vêtues de la tête aux pieds en panthère ont animé la croisette et les fêtes cannoises.
Cette année Esmeralda Petit, est en solo sur la Croisette après la disparition de sa mère Pascaline en juin dernier. Pour la fille panthère et ses fans c'est un moment de grande émotion. Même la cérémonie d'ouverture a rendu comme un hommage à Pascaline.
Reportage : Christelle Massin et Patrick Duluc
Les chouchoutes du festival
Véritable baromètre des nuits lilloises, Pascaline et Esmeralda "Les Femmes Panthères", étaient deux icônes emblématiques d'Armentières.A Cannes aussi elles sont devenues les chouchoutes de la Croisette : les plus grandes stars ont posé à leurs côtés, pour le plus grand bonheur des photographes et caméramans. Charlotte Gainsbourg, Agnès Varda et même Quentin Tarentino posent aux cotés du duo félin.
Une histoire qui fait "tâche" d'huile
Originaire des hauts plateaux de la Vieille Castille en Espagne, c'est lors d'un séjour là-bas, et suite à un mystérieux événement, que Pascaline a fait le voeu un peu particulier de s'habiller, elle et sa fille, en panthère.Ce duo improbable et mystérieux venait chaque année depuis 1984 au Festival de Cannes.
Adorées dans leur région pour leur côté festif , les femmes panthères sont aussi appréciées pour leur générosité et notamment pour leur combat contre le SIDA. En 2006, elles ont lancé "Les Nuits rouges", des soirées à thèmes, dont les fonds ont servi à réaliser un court-métrage intitulé "La Nuit des Amants", mais aussi un clip musical et 14 publicités à but préventif.
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