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La mine du film "Germinal" reconvertie en centre de création cinématographique
Un centre de création cinématographique et numérique faisant revivre l'ancien site minier de Wallers-Arenberg, près de Valenciennes (Nord), a été inauguré vendredi sous le nom d'"Arenberg Creative Mine". Le lieu est connu du public pour avoir servi de décor du film "Germinal" de Claude Berri.
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Plusieurs caméras, un studio son, un plateau TV complété d'un système de "motion capture" (ou capture numérisée de mouvement), une halle d'essai : 5.300 m2 de locaux destinés aux professionnels du cinéma ont investi les bâtiments de brique rouge et à grandes fenêtres surplombés par trois chevalements.
La persévérance des mineurs et le tournage de "Germinal"
Le site a failli être rasé après l'arrêt en 1989 de la mine qui employait 4.000 personnes au pic de son activité. "Les bulldozers arrivaient mais c'était sans compter les mineurs" qui se sont battus pour la conservation du site, a déclaré dans un discours vendredi Alain Bocquet, président (PCF) de la communauté d'agglomération de la Porte du Hainaut, en présence du cinéaste franco-grec Costa-Gavras, notamment.Puis est arrivé le hasard de "Germinal" en 1993 qui a permis de préserver le site. Un des premiers arrêtés de classement (au patrimoine de l'Unesco) s'est d'ailleurs fait pendant le tournage", a poursuivi l'élu communiste. Suivront une quarantaine de tournages de films, clips et publicités.
En 2001, le siège de la communauté d'agglomération s'est installé sur le site et a lancé les premières idées de sa reconversion. Douze ans plus tard a été signé un contrat de partenariat public-privé unissant l'agglomération à l'université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis (dont les étudiants bénéficieront des équipements), la Caisse des dépôts et consignation et Bouygues. La première phase du projet a nécessité 17 mois de chantier pour un coût de 20,5 millions d'euros. Y succèderont deux autre phases avec entre autres la création d'un Centre de culture scientifique, technique et industrielle, et d'un Centre d'interprétation dédié à la télévision, au cinéma et aux médias numériques, pour un coût global de 49 millions d'euros.
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