Béjo-De Groodt, jolie surprise de la rentrée au Théâtre Edouard VII
Sous les toits de Paris (décor de Nicolas Sire habilement éclairé par Laurent Castaingt), Lucie, auteur à succès, a le vertige de la page blanche. Sa pièce est déjà programmée mais depuis qu’elle est heureuse l’inspiration se fait capricieuse. L’irruption de Thomas, son voisin, va bousculer cette solitaire qui peut se montrer arrogante et cassante.
Elle a des idées toutes faites, le regarde de haut. Thomas, pense-t-elle, parce qu’il est fiscaliste, ne peut pas s’intéresser à la culture. Quant à lui, le partageur qui va porter ses petits plats aux petits vieux de l’immeuble, il est tout de même un peu pot de colle.
C’est en tout cas ce qu’elle pense, et c’est ainsi que commence cette histoire dont on devine bien qu’elle va réunir un garçon et une fille qui n’étaient pas faits pour se croiser.
La bonne idée qu’on dévoilera à peine est que pour cette femme auteur, un peu en panne de création, le personnage de Thomas va devenir une sorte de muse sans qu’elle s’en rende compte au départ.
C’est très finement tricoté, cela évolue comme du théâtre dans le théâtre et on à la révélation d’un Stéphane De Groodt d’une justesse et d’un charme ravageur.
Béjo qui fait ses premiers pas au théâtre a un peu plus de mal à trouver ses marques, mais elle finit assez vite par nous séduire vraiment, pour un rôle où elle est constamment en scène. Et où on la découvre finalement très à l’aise, dans ce registre de la comédie auquel ses derniers films ne nous avaient pas habitués.
C’est donc encore une jolie réussite à mettre au crédit des auteurs du "Prénom" !
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