Renault : la question des contreparties enflamme la classe politique
Faut-il instaurer des contreparties à ce montant de cinq milliards de prêts garantis ? Certains le réclament, d’autant que l’état est actionnaire à 15% du constructeur français.
L’État doit-il faire pression sur Renault et empêcher la fermeture de sites de production en France, au nom des 15% qu’il détient dans le groupe, des aides déjà versées pour financer le chômage partiel, et du prêt de cinq milliards d’euros garantis, que le groupe doit toucher ? La question enflamme la classe politique. "Nous serons extrêmement intransigeants à la préservation des sites France", a déclaré Édouard Philippe mercredi 20 mai.
Le plan d’aide prochainement dévoilé
Mais comment le gouvernement peut-il faire pression ? Le prêt est soumis à une seule condition : que le groupe ne verse pas de dividendes à ses actionnaires cette année. La condition a d’ores et déjà été acceptée. Le plan d’aide devrait être dévoilé dans les prochains jours. Le journ aliste Jean-Paul Chapelle, sur le plateau du 20 Heures, évoquait l’ampleur des plans sociaux attendus : "En Allemagne les équipementiers avancent le chiffre de 100 000 licenciements possibles. L’autre grand secteur sinistré, c’est l’aéronautique."
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