La CGT appelle à des débrayages dans les ports français, en réaction au licenciement économique de pêcheurs à Lorient
Le syndicat, ultra-majoritaire chez les dockers, vbeut suspendre l'activité dans l'ensemble des ports français, vendredi de 10 heures à 12 heures. La CGT proteste contre le licenciement de dix salariés à Lorient.
L'activité risque d'être au point mort vendredi 4 mai dans les ports français. La CGT, très représentée parmi les dockers, appelle à un débrayage de 10 heures à midi. Une action de soutien à dix dockers du port de Lorient (Morbihan), au chômage depuis fin avril. Leur employeur, la société de manutention portuaire KSI, a été placé en liquidation judiciaire, rapporte France Bleu Breizh Izel.
Des intérimaires ont remplacé les salariés licenciés
La CGT estime que le motif de licenciement économique n'est pas valable, puisque l'activité existe toujours sur le port de pêche de Lorient. "On constate le soir qu'une vingtaine d'intérimaires font le travail à la place des gars, c'est inadmissible", s'agace Eddie Le Goulven, porte-parole de la CGT.
Des propositions de reclassement ont pourtant été faites aux dix salariés licenciés, affirme la direction de la SEM, la société d'économie mixte qui gère le port de pêche de Lorient. Des emplois en-dehors du statut de docker qui auraient été refusés par les pêcheurs. Leur projet de société coopérative n'a pas non plus vu le jour, malgré le soutien de la direction de la SEM.
Les représentants des dockers se disent prêts à appeler à de nouvelles mobilisations s'ils ne sont pas reçus rapidement par les acteurs économiques du port de Lorient.
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