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Jean-Marc Rouillan reste en prison

Le tribunal d'application des peines de Marseille a révoqué la semi-liberté accordée voici dix mois au co-fondateur d'Action directe. Qui paie là chèrement une interview dans laquelle il expliquait ne rien regretter de son action terroriste...
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Le suspense était déjà largement éventé. Depuis en fait l'interview accordée à l'Express, au début du mois, dans laquelle Jean-Marc Rouillan revenait sur les actions d'Action directe et l'assassinat de Georges Besse, le PDG de Renault : “je n'ai pas le droit de m'exprimer là-dessus... Mais le fait que je ne m'exprime pas est une réponse. Car il est évident que si je crachais sur tout ce qu'on avait fait, je pourrais m'exprimer. Mais par cette obligation de silence, on empêche aussi notre expérience de tirer son vrai bilan critique”.

Ces propos avaient immédiatement suscité un tollé. Car Rouillan n'a effectivement pas le droit de revenir sur son passé terroriste. Dès le lendemain de la publication de l'entretien, le juge d'application des peines avait suspendu le régime de semi-liberté dont il disposait depuis dix mois -- Jean-Marc Rouillan travaillait chez un imprimeur marseillais mais passait ses nuits en prison -- en attendant une audience sur le fond de l'affaire.

Le tribunal d'application des peines, réuni aujourd'hui à la prison des Baumettes à Marseille, a décidé de révoquer ce régime de semi-liberté.

L'avocat de Jean-marc Rouillan ne peut que dénoncer “une lettre de cachet”. D'autant, explique Me Jean-Louis Chalanset, que son client était à deux mois de sa libération conditionnelle. Il va faire appel de cette décision. Il a dix jours pour le former.
_ Car la grande nouveauté créée par ce retour en prison, c'est qu'il n'y a plus de conditionnelle possible : il faut en effet, selon l'avocat de Jean-marc Rouillan, un an de semi-liberté...

Guillaume Gaven, avec agences

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