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Pays du Golfe : l'interdiction des ordinateurs en cabine entre en vigueur

L'interdiction des ordinateurs en cabine imposée par les Etats-Unis sur certains vols en provenance de pays arabes et de la Turquie est entrée en vigueur à l'aéroport de Dubaï, un des plus fréquentés au monde, et d'autres du Golfe.
Article rédigé par Mohamed Berkani
France Télévisions - Rédaction Culture
Publié
Temps de lecture : 2 min

 
L’interdiction a pris effet ce samedi 25 mars 2017 au cours d'un week-end chargé pour l’aéroport de Dubaï qui accueille le plus grand nombre de passagers internationaux sur la planète. Environ 1,1 million de voyageurs devraient passer par cette plateforme aéroportuaire entre vendredi et dimanche alors que les Emirats arabes unis célèbrent l'arrivée du printemps par une pause prolongée, a indiqué le vice-président de l'aéroport chargé de la communication Anita Mehra.
 
«Je comprends les aspects sécuritaires. Le problème, c'est que quand j'aurai besoin de travailler à bord, mon temps de travail sera réduit», constate Debbie Corfield, une Britannique basée au Qatar et qui voyage au moins trois fois par an vers les Etats-Unis pour son travail. L'aéroport de Doha au Qatar est également frappé par cette mesure qui risque d'affecter particulièrement les voyageurs d'affaires.
 
Les autorités américaines ont interdit d'emporter ordinateurs portables et tablettes en cabine sur les avions assurant les vols de neuf compagnies aériennes en provenance de dix aéroports internationaux de pays arabes et de Turquie, invoquant un risque d'attentats. Les huit pays dont les compagnies et les aéroports sont concernés sont tous alliés ou partenaires des Etats-Unis: Turquie, Jordanie, Egypte, Arabie saoudite, Koweït, Qatar, Emirats arabes unis et Maroc. Les Etats-Unis n'ont pas précisé la durée de l'interdiction mais la compagnie aérienne Emirates, basée à Dubaï, a précisé à l'AFP qu'on lui avait ordonné de l'appliquer jusqu'au 14 octobre.
 
L'interdiction couvre également les appareils électroniques vendus dans les magasins duty-free de l'aéroport de Dubaï. Pour parer au mécontentement de ses clients, en particulier les voyageurs d'affaires, la compagnie publique Emirates qui opère 18 vols quotidiens vers les Etats-Unis depuis Dubaï a annoncé la mise en place d'un service gratuit permettant aux passagers d'utiliser leurs ordinateurs ou tablettes jusqu'à l'embarquement.
 
Dans la foulée des Etats-Unis, le Royaume-Uni a annoncé une interdiction quasi-similaire affectant la Turquie et cinq pays arabes --Liban, Jordanie, Egypte, Tunisie et Arabie saoudite--, mais pas Dubaï.
 
Ces interdictions, qui ne sont pas appliquées par d'autres pays touchées par des attentats comme la France, ont été très critiquées. Certains pointent le fait qu'elles ne visent que des pays musulmans, d'autres commentateurs ont estimé qu'il s'agissait pour les Etats-Unis d'une forme de protectionnisme alors que des compagnies américaines se plaignent de la concurrence de leurs homologues du Golfe. 

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