Une nouvelle fois, Alliot-Marie exclut de démissionner
Sur la sellette ? Pas si sûr... Michèle Alliot-Marie a reçu, une nouvelle fois aujourd'hui, le soutien de son Premier ministre qui l'a confortée à la tête de son ministère des Affaires étrangères (voir article précédent).
Mais cela n'a pas empêché l'opposition de demander, une fois encore, sa tête. Lors de la séance des questions au gouvernement, c'est le socialiste Bruno Le Roux qui a dégainé.
_ Après avoir fait la liste des fautes commises par la ministre - partir en vacances en Tunisie pendant les émeutes, prendre l'avion d'un homme d'affaires tunisien proche du pouvoir, et proposé le concours de la police française - il a conclu que “la parole de la France avait perdu toute crédibilité”, et a demandé à nouveau au Premier ministre la démission de MAM.
Laquelle MAM a répliqué, plutôt sèchement. Dénonçant “les mensonges, les insinuations malveillantes et les contre-vérités” pas dignes du débat politique.
Elle a confessé une maladresse, et s'en tiendra là.
_ “Maintenant, la polémique ça suffit” , a conclu la ministre. “J'ai répondu avec franchise et honnêteté à tout, je ne répondrai plus à rien”.
Michèle Alliot-Marie s'est faite enfin beaucoup plus menaçante, s'adressant directement à la gauche : “Si Ben Ali était infréquentable, pourquoi avez-vous attendu son départ, et même trois jours après, pour l'exclure de l'internationale socialiste ?”
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