EELV : le rapprochement avec Hamon et Mélenchon soumis au vote des militants
Un rapprochement de Yannick Jadot, candidat d'EELV à la présidentielle, avec Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon est de plus en plus probable. Mais ce sont les militants qui vont trancher définitivement la question.
Yannick Jadot, le candidat d'Europe Écologie-Les Verts à l'élection présidentielle, ne s'en cache pas : il est pour un rapprochement avec Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon. Il a même expliqué, lundi 13 février, avoir eu des discussions "très constructives, très positives" avec le candidat du parti socialiste, en vue d'un projet commun.
Yannick Jadot a écrit à ses militants pour le leur dire, mais il veut qu'ils approuvent cette démarche. Les 17 000 participants à la primaire d'EELV en novembre dernier sont donc invités à revoter, à partir de mardi 14 février, afin de donner leur avis sur ce rapprochement.
Les votants ont ainsi été recontactés par mail, et ils ont 48 heures pour dire s'ils approuvent ou pas la tentative de rapprochement entre les candidats. "On est assez fier de cet exercice démocratique, explique Julien Bayou, le porte-parole du parti. (...) C'est assez inédit dans le paysage politique français. Cela se fait beaucoup ailleurs en Europe. C'est extrêmement important de donner prise à ceux qu'on prétend représenter, et avec qui on veut construire l'écologie de demain."
Un rapprochement plus probable avec le PS
Jean-Luc Mélenchon se dit ouvert à la discussion, tout en qualifiant de "combine" les tractations en vue d'une candidature commune. "Discuter entre différents responsables politiques, entre militants, pour parler de la France et d'un projet commun, je ne vois pas où est la combine", a répondu Yannick Jadot. En tout cas, le rapprochement semble plus simple avec Benoît Hamon, même s'il reste quelques divergences.
Des discussions constructives d'un projet commun avec l'équipe de B. Hamon. J'appelle JL Mélenchon à y participer @yjadot #LaFranceVive
— JS Herpin (@jsherpin) February 13, 2017
En effet, sur la question militaire, domaine dans "lequel [le candidat socialiste] veut continuer à mettre de l'argent, notamment dans le développement du nucléaire militaire, c'est un vrai sujet de rupture entre lui et nous, note Sandra Regol, autre porte-parole d'EELV. L'autre sujet de discussion, c'est la proportionnelle, souhaitée par le parti écologiste mais pas par Benoît Hamon. Sandra Regol, souligne que cela permettrait "l'établissement d'une véritable démocratie dans laquelle 50% des citoyens ne se sentiraient pas laissés de côté."
Un vote décisif
Ce vote n'est pas une consultation, car le résultat sera quoi qu'il arrive suivi par EELV. Si la réponse est positive, un second vote sera organisé afin de valider l'accord politique avec l'un ou l'autre des candidats.
Europe Écologie-Les Verts espère en tout cas avoir tranché cette question le 23 février prochain, date à laquelle les élus commenceront à adresser leurs parrainages au conseil constitutionnel en vue de la validation des candidatures à l'élection présidentielle.
Pour Jean-Marc Germain, co-directeur de campagne de Benoît Hamon, en tout cas, "la gauche n'a jamais été aussi près de se réunir". "Historiquement, les écologistes et les socialistes n'ont jamais autant convergé", a-t-il affirmé sur LCI, ajoutant espérer qu'un accord "aura lieu le plus vite possible".
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