En balade à Blois, cité d’art et d’Histoire
"Alors maintenant on va faire un petit bond dans le temps !", annonce Martin Héron, l'un des guides conférenciers du château royal de Blois. Médiéval, gothique, classique mais aussi Renaissance grâce à François 1er : l'édifice déploie quatre styles d’architecture.
François 1er était le seul autorisé à descendre l’élégant escalier d’apparat qui rappelle les loggias italiennes. "On découvre aussi son trône parsemé de fleurs de lys dorées, symbole de la monarchie française" explique Martin Héron qui attire l'attention sur le cabinet de curiosités de Catherine de Médicis : "Pas de serrure, pas de bouton, pas de poignée de porte, pour ouvrir les placards il y a une petite pédale dissimulée dans la plinthe."
Quels objets d’art pouvait bien cacher la reine dans ses placards secrets dissimulés derrière des panneaux sculptés ? "Pendant longtemps, souligne le guide, on a présenté cet endroit comme le cabinet des poisons de Catherine de Médicis, chose qui est absolument fausse, c’est une invention du romancier Alexandre Dumas dans son roman La Reine Margot."
La maison de la Magie
Arnaud Dalaine, lui, peut tout faire disparaitre sous vos yeux ! Il est prestidigitateur et directeur de la Maison de la Magie : "Toutes les demi-heures, des têtes de dragon sortent des fenêtres pour un spectacle donné directement sur la place du château. Ils crachent un peu de fumée !" Ce lieu fantastique célèbre cette année ses 25 ans d’ouverture. En plus des spectacles donnés, la salle des grandes illusions permet aux visiteurs de tester des numéros de lévitation.
Sans oublier le grenier magique pour apprendre des tours. "Derrière moi, ajoute Arnaud Delaine, il y a une armoire avec des cordes, on en prend une et si on suit bien les explications, on est capable de faire un nœud puis de le faire disparaitre." On peut aussi apprendre à faire des ombres chinoises. Avec de simples accessoires, ses dix doigts et un peu d’imagination. "Moi je crois qu’une pièce de monnaie qui disparait derrière l’oreille d’un enfant ce sera toujours beaucoup plus fort qu’un tour avec un téléphone portable", sourit le magicien.
La Maison des Parapluies
Pas loin, dans le quartier des Arts, on rencontre la couturière Nathalie Fraudeau. Cette sympathique quinquagénaire a créé la Maison des Parapluies.
En une heure, avec ses doigts de fée, elle confectionne un pépin bien rond, bien galbé. Il y a les "classiques" avec des pois, et les "imprimés" insolites avec un matou ou des cygnes voguant sur la Loire. Lors d’ateliers gratuits, on découvre ici toutes les étapes de fabrication, de la découpe des tissus au montage final. De quoi donner envie de chanter sous la pluie...
Pour aller plus loin : Office de Tourisme de Blois-Chambord
Lancez la conversation
Connectez-vous à votre compte franceinfo pour commenter.