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Collèges : le privé adopte la réforme... mais fait entendre sa différence

L'enseignement privé, qui scolarise 20% des élèves, soutient la réforme du collège "en dépit de ses limites". Il l'appliquera donc mais les directeurs d'établissement auront la latitude de maintenir les cours de latin et grec, et les classes bi-langues, à la rentrée prochaine.
Article rédigé par Célia Quilleret
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1min
  (L'enseignement catholique appliquera bien la réforme des collèges... avec quelques aménagements © MaxPPP)

Alors que la réforme du collège portée par Najat Vallaud Belkacem inquiète enseignants et parents, l'enseignement catholique a apporté quelques précisions jeudi matin sur sa manière future de l'appliquer.  Le responsable de l'enseignement catholique a dit être très favorable à la réforme : plus d'autonomie, plus de soutien, des cours transversaux, une seconde langue vivante dès la 5ème, cette réforme lui convient - les collèges privés l'appliqueront à la rentrée 2016, ils n'ont pas le choix.

Mais Pascal Balmand l'assure : les langues anciennes sont importantes pour les élèves, les directeurs d'établissement auront donc la latitude d'offrir des cours de latin et de grec aux élèves comme aujourd'hui. "Chaque collège disposera d'une marge de manoeuvre pour développer son projet propre, en fonction de son terrain, des objectifs, des élèves accueillis. Sur les langues anciennes, auxquelles l'enseignement catholique est profondément attaché comme instrument de culture et de formation de l'esprit, là où du latin et du grec étaient enseignés, cela continuera."

Le latin et le grec pourront donc être assurés dans le privé, tout comme certaines classes bi-langues - en principe elles doivent être supprimées, mais les collèges privés, qui scolarisent  20% des élèves, peuvent tout de même choisir de proposer une seconde langue dès la 6ème en faisant payer les familles, une façon de rajouter des cours hors contrat... Une pratique toutefois que n'encourage pas la direction de l'enseignement catholique. Pour elle, il n'est pas question de supprimer des dispositifs qui fonctionnent. 

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