Attentat déjoué contre une ou deux églises : ce que l'on sait du suspect
Le jeune homme arrêté dimanche et suspecté d'avoir voulu commettre un attentat contre "une ou deux églises" s'appelle Sid Ahmed Ghlam. Ce Franco-Algérien de 24 ans est arrivé en France en 2009, dans le cadre d'un regroupement familial. Cet étudiant en informatique, célibataire et sans enfant, avait été signalé aux services de police comme ayant des velléités de départ en Syrie. Des vérifications ont été effectuées en 2014 et en 2015, a indiqué mercredi matin le ministre de l'Intérieur, "sans révéler d'éléments susceptibles de justifier l'ouverture d'une enquête judiciaire. " Mais il avait fait l'objet d'une fiche S, S pour sûreté de l'Etat. Selon nos informations, il avait réussi à se rendre en Turquie cette année, et à son retour, il n'a pas été placé en garde à vue.
Son casier judiciaire était vierge. Seule une procédure pour violences volontaires le visait, classée sans suite en raison du retrait de la plainte de la victime, a spécifié le procureur de la République de Paris lors d'une conférence de presse mercredi après-midi.
Des armes découvertes
C'est dans sa voiture et à son domicile, un foyer du XIIIe arrondissement de Paris (photo ci-dessous), que les policiers ont découvert un "arsenal composé notamment de plusieurs armes de guerre, d'armes de poing, de munitions, de gilets pare-balle et de matériel informatique et de téléphonie". Et des documents prouvant la préparation d'un attentat contre "une ou deux églises " de Villejuif. C'est pour commettre cet attentat qu'il aurait tué dimanche matin de trois balles Aurélie Châtelain dont il cherchait, semble-t-il, à voler la voiture. Et c'est à ce moment là qu'il se serait blessé à la jambe. Et c'est lui qui a appelé le Samu, ce qui a permis son interpellation.
La police en Haute-Marne
Des perquisitions ont eu lieu mardi chez la mère et la soeur du suspect à Saint-Dizier (Haute-Marne), dans le quartier sensible du Vert-Bois où le jeune homme passait des week-end en famille. Selon nos informations, la famille est adepte d'un islam radical.
Le procureur de la République de Paris a précisé mercredi après-midi que le jeune homme avait vécu à Saint-Dizier de 2001 à 2003, lors de son premier séjour en France, pour rejoindre son père. Après cette date, faute de papiers, il n'a pas pu rester en France et est retourné en Algérie jusqu'en 2009. Puis, il a obtenu son baccalauréat en Algérie l'année suivante et est revenu à Saint-Dizier. Il a quitté le domicile parental en 2011 pour suivre des études études d'électronique entre Paris et Reims.
Une personne de son entourage a été interpellée mercredi à six heures à Saint-Dizier et placée en garde à vue. Pour le moment, il ne dit rien, reste quasi mutique et persiste à dire qu'il a été agressé, pour expliquer sa blessure à la jambe.
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