Mondiaux d'athlétisme : "Ça remet tout le monde sur le même pied d'égalité", assure Jimmy Gressier après des suspensions de Kényans pour dopage
Jimmy Gressier s’excuse presque d’aborder le sujet : "Parler de dopage, est-ce que ça nuit à la bonne réputation du sport ? Oui, ça nuit, mais il faut le dire". Derrière ce message sibyllin, les regards se tournent vers le 5 000 mètres, cette discipline dominée ces dernières années par les Kényans.
Mais depuis plusieurs mois et notamment lors des derniers championnats du monde, à Eugene (Etats-Unis) en 2022, le Norvégien Jakob Ingebrigsten s'impose... quand, parallèlement, les sanctions à l’égard des athlètes kényans se multiplient.
Aujourd’hui, le spécialiste français de la discipline l'assure : c’est un message positif et des remerciements qu’adresse le fondeur français aux autorités anti-dopage qui ont suspendu l’an dernier une quarantaine d’athlètes kényans. "Ça remet tout le monde sur le même pied d'égalité, tous avec les mêmes capacités physiques, non améliorées par la science entre guillemets. Ça fait du bien parce que maintenant, on sait qu'on est contre des humains et pas des robots", plaide le recordman d'Europe.
"On doute quand même encore"
Et Jimmy Gressier de confier sa "lassitude" face à "ceux qui lui disaient de ne pas regarder pas les autres, de courir pour soi, pour le plaisir" : "Je fais de l'athlé aussi pour réussir, pour gagner", explique-t-il.
Pour autant, le Français pense qu’il y a encore du travail : "On doute quand même encore de certains adversaires. Mais moins qu'à l'époque, on va dire. C'était il y a un an, deux ans en arrière".
"Il y a d'autres pays aussi qui devraient faire le même travail que celui que fait la fédération kényane fait ces derniers temps".
Jimmy Gressier, athlèteà franceinfo
Ce jeudi 24 août à 19h, au départ des séries du 5 000 mètres, ils seront quatre Kényans alignés sur plus de 40 coureurs, dont le vice-champion du monde Jacob Krop.
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