Le Gabon passe à la trappe, pas le Ghana
Gernot Rohr (sélectionneur du Gabon): "Il nous manqué un peu de réussite. On a eu deux poteaux. Au niveau des occasions franches, c'était jouable."
Le Gabon pleure mais n'aura pas grand chose à reprocher à ses héros. Pendant quinze jours, les Panthères ont offert un magnifique visage et du spectacle dans cette CAN légèrement dévaluée par l'absence de l'Egypte et du Cameroun. Sur sa route, le Gabon est tombé sur un Mali plus expérimenté et solidaire. Regonflés par Alain Giresse, les Aigles ont su laisser passer l'orage gabonais avant de recoller. Sous les yeux des 40.000 spectateurs réunis à Libreville, le Gabon tenait pourtant sa qualification jusqu'à la 84e minute de jeu, après l'ouverture du score d'Eric Mouloungui, servi par Pierre-Emerick Aubameyang (55e). Ensuite, "il nous manqué un peu de réussite", a dit la patron du Gabon Gernot Rohr. "On a eu deux poteaux. Au niveau des occasions franches, c'était jouable."
Alain Giresse (sélectionneur du Mali): "Le coaching gagnant avec Diabaté? C'est une invention de journalistes. Si on savait qu'un joueur marquerait en le faisant entrer, on le ferait entrer plus tôt".
Le but du Bordelais Cheick Diabaté, entré en jeu dix minutes plus tôt, a rebattu les cartes en toute fin de match, obligeant les Gabonais à jouer les prolongations. "Le coaching gagnant avec Diabaté? C'est une invention de journalistes. Si on savait qu'un joueur marquerait en le faisant entrer, on le ferait entrer plus tôt", a dit le patron du Mali Alain Giresse. En égalisant, le Mali avait fait la moitié du chemin. L'autre partie du billet allait se négocier aux tirs au but. Les buteurs en verve, c'est au premier qui céderait. Dynamiteur de l'attaque des Panthères en phase de poules, le Stéphanois Pierre Aubameyang était le seul à placer un tir trop mou et sur le portier malien. Double peine, il éliminait son équipe et allait retrouver les monts gelés du Forez. La sélection malienne trouvera sur son chemin la Côte d'Ivoire de Didier Drogba, qui fait plus que jamais figure de grand favori, mercredi à Libreville.
Le Ghana au forceps
Le Ghana bat la Tunisie 2-1 a.p. et va en demi-finale. Le Ghana a ouvert le score par John Mensah (10e) avant que Khelifa n'égalise (42e). Le Marseillais André Ayew a donné l'avantage aux Blacks Stars en profitant d'une incroyable bévue du gardien tunisien Mathlouthi (101e). Que c'est cruel pour Mathlouthi ! Le gardien tunisien, auteur d'une manchette à ras de terre exceptionnelle devant Gyan (75e), a ensuite commis l'erreur qui tue. Sur un long centre de Badu, il s'envolait pour s'emparer du ballon, puis le relâchait dans les pieds d'Andre Ayew, qui n'avait qu'à le pousser dans les filets.
Un sacré coup au moral des Aigles de Carthage, qui perdaient ensuite leurs nerfs, à l'image d'Abdennour, exclu pour un coup de coude sur le même Ayew aîné (109e). Le N.10 ghanéen, peu en vue pendant une heure, est monté en puissance pour finir dans tous les bons coups et semer la zizanie chez les Rouges. Comme si le brassard de capitaine qu'il avait récupéré après la sortie de Mensah (53e) l'avait transcendé.
Mais ce dénouement tombait un peu du ciel pour le Ghana, qui a joué avec le feu et a été bien bousculé. Il avait pourtant bien entamé le match en éteignant par un pressing intense la fougue des Aigles de Carthage, qui peinaient à s'envoler vers la cage ghanéenne, et en ouvrant la marque par une tête du capitaine John Mensah sur un corner (10e). Mais la Tunisie avait égalisé sur l'une de ses rares incursions dans la surface adverse, par une tête de Khelifa (42e). La Tunisie relevait la tête après la pause, et les techniciens, après une première période physique, sortaient du bois, notamment Msakni, intéressant dans ses dribbles et ses chevauchées. Même s'il tenta la frappe excentrée plutôt que de chercher un partenaire démarqué en fin de match (120e+2).
Mais le Ghana, après avoir reçu un cadeau, n'était pas d'humeur à rendre la politesse. En demi-finale, le Ghana affrontera la Zambie, mercredi à Bata
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