: Témoignage Incendies au Canada : "Les gens paniquent, c'est le chaos absolu", confie un habitant de Yellowknife qui s'apprête à évacuer la ville
De violents incendies ravagent les forêts des Territoires du Nord-Ouest, au Canada. Des milliers de personnes ont encore, vendredi, quelques heures pour quitter Yellowknife, 20 000 habitants et capitale de la région. Les Territoires du Nord-Ouest, grands comme deux fois la France, comptent 230 feux actifs. La ville, dont la mairie a ordonné l'évacuation, est encerclée par les méga-feux. Ils étaient, jeudi 17 août, à une quinzaine de kilomètres de Yellowknife.
Une ville entière fuit les flammes
Tyler Argue, vit dans le centre-ville de Yellowknife. Joint par téléphone,il explique ne pas avoir encore fui mais partira dans les prochaines heures. Cet habitant décrit une ville "en état de panique."
"Malheureusement, l'ouest de la ville devait être évacué hier mais tout le monde part en même temps, depuis qu'ils ont entendu l'ordre d'évacuation", s'inquiète Tyler.
"Quelque 20 000 personnes essaient de sortir par la même route. Il y a eu un accident à la sortie de Yellowknife, sur l'autoroute."
Tyler Argue, habitant de Yellowknifeà franceinfo
"Les gens paniquent, c'est le chaos absolu", reprend Tyler Argue. Les routes pour sortir de la ville sont bordées par les flammes. Le ciel de Yellowknife est orangé, car le feu est proche. Et l'air y est irrespirable. Tyler Argue dépeint un centre-ville à la qualité de l'air "horrible, où la fumée s'est infiltrée partout. Il pleut même des cendres", s'étonne Tyler. "Les magasins, les banques, les épiceries sont fermés."
Tyler Argue explique qu'il n'a pas d'autre choix que de partir : "C'est la première fois de ma vie que je dois fuir une ville comme ça. Quand on se retourne, on dirait une ville fantôme."
Malgré l'ordre d'évacuation, plusieurs personnes ne veulent pas partir, souligne Tyler. Lui se rendra dans la ville la plus sûre et la plus proche à 300 km, au sud-ouest de Yellowknife.
Lancez la conversation
Connectez-vous à votre compte franceinfo pour commenter.