Nice-Marseille : le quart d'heure qui a tout changé pour les Aiglons et qui a mis fin aux espoirs phocéens
Dès le retour des vestiaires, les joueurs de Christophe Galtier ont assommé les Marseillais.
Jorge Sampaoli avait tout compris. Le retour des vestiaires allait être déterminant, mercredi 9 février, pendant ce quart de finale de Coupe de France entre Nice et l'Olympique de Marseille. Alors que son équipe était menée, Sampaoli a profité de la mi-temps pour opérer un changement tactique : sortir un défenseur, Leo Balerdi, en grande difficulté, pour faire entrer un attaquant, Cédric Bakambu.
Coup de poker contre coup de fusil
Étincelant depuis son arrivée sur la "planète Mars" cet hiver, le numéro 13 s'est signalé dès son entrée sur la pelouse. Au bout de trois minutes (48e), il inscrivait même le but de l'égalisation sur un service de Dimitri Payet. Coaching payant et promesse de seconde période survoltée : le divin chauve argentin a réussi son coup. Ou presque.
Sans que l'euphorie n'ait réellement pu toucher les Marseillais, le but était logiquement refusé pour une position de hors-jeu incontestable. Alors tant pis, le coup était bien senti mais ça ne sera pas pour cette fois. Et ça ne sera pas tout court. Quasiment dans la foulée, Justin Kluivert a douché les derniers espoirs marseillais.
Chanceux de reprendre un ballon mal dégagé par Duje Caleta-Car, le Néerlandais faisait ensuite parler la poudre (49e). Après quelques pas pour s'ouvrir le chemin du but, il signait une frappe surpuissante, aux effets plus dévastateurs, et moins idiots, qu'une bouteille d'eau lancée du haut d'une tribune. Un sacré coup derrière la tête des Marseillais.
Après une première période d'une intensité rare, les Marseillais se retrouvaient de nouveau le souffle coupé, dès le retour des vestiaires. Partis pour faire le siège du camp niçois et tenter de rattraper leur écart au score, ils se retrouvaient menés par deux buts (3-1). Le genre de coup fatal qui casse les jambes. Car par la suite, les joueurs de Christophe Galtier asseyaient définitivement leur domination. L'intensité de la première période toujours présente, les Aiglons poussaient. Et une nouvelle fois, c'est de Justin Kluivert que venait la lumière.
Versailles est prévenu
Double buteur, il se muait cette fois en passeur. D'un long centre de la droite vers la gauche, il trouvait l'homme à la larme tatouée sous l'oeil, Andy Delort, qui, tant bien que mal, reprenait le ballon pour le glisser au fond des filets. Le but du KO. De l'explosion aussi.
À une demi-heure de la fin du temps réglementaire, le choc au sommet que l'on annonçait explosif basculait dans l'euphorie. Les derniers instants seraient anecdotiques puisque rien ne pouvait empêcher Nice de filer en demi-finale. À ce stade de la compétition, ils retrouveront le petit poucet versaillais (N2) qui a certainement dû trembler en voyant à l'oeuvre l'attaque niçoise.
Commentaires
Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.