Cet article date de plus de neuf ans.

Le G7 s'engage à limiter le réchauffement climatique à 2°C

Les chefs d’Etats et de gouvernement du G7 réunis à Elmau en Bavière par la chancelière allemande Angela Merkel, se sont engagés à limiter la hausse de la température moyenne à 2°C, et à réduire de manière "importante" leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici la fin du siècle, sans toutefois évoquer des actions concrètes et nouvelles pour y parvenir.
Article rédigé par Arnaud Racapé
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2min
  (La chancelière Angela Merkel a accueilli le sommet du G7 en Bavière, dans le sud de l'Allemagne, étape importante avant la Conférence sur le Climat en décembre à Paris © MAXPPP)

Les membres du G7 sont parvenus à parler d’une même voix sur la lutte contre le réchauffement climatique : il se sont engagés, dans leur communiqué final à Elmau au sud de l’Allemagne, à tout faire pour maintenir la hausse de la température globale sur la planète dans la fourchette de 2°C d’ici la fin du siècle. Mais ces annonces manquent de concret, et de nouveauté. 

Les chefs d’Etat et de gouvernement des sept pays parmi les plus riches de la planète, envoient un signe positif à leurs partenaires. Ils promettent de se donner les moyens nécessaires à la lutte contre le réchauffement climatique, en prenant des engagements "ambitieux et réalistes " selon François Hollande. "Toutes les interventions aujourd’hui ont permis d’atteindre les objectifs que je voulais pouvoir placer dans ce G7 ", a-t-il déclaré à l'issue de la réunion.

La décarbonisation de l'économie, un programme ambitieux mais flou

Mais les sceptiques dénonceront sans doute le manque d’annonces concrètes. Dans leur déclaration commune, les Sept ouvrent la voie à une économie ‘décarbonée’ avant la fin du siècle : d’ici 2050, ils disent vouloir réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) de 40% à 70% par rapport à 2010, en visant le "haut " de cette fourchette. Par quels moyens ? Cette question est repoussée à plus tard.

Par ailleurs, ils confirment qu'à compter de 2020, une somme de 100 milliards de dollars annuels sera débloquée pour aider les pays pauvres à s'engager eux aussi dans la transition énergétique : mais là encore, rien dans le communiqué pour expliquer d'où viendra cet argent.

"Message fort"

Pour le président français et la chancelière Merkel, l'hôte de ce sommet, le fait que le G7 parle d'une même voix sur un sujet si clivant reste tout de même une réussite, minimale mais bien réelle : de bon augure aussi avant la Conférence sur le Climat (COP21) prévue à Paris en décembre prochain, et au cours de laquelle les dirigeants de la planète devront trouver un nouvel accord pour limiter le réchauffement climatique.

Le fait que les Etats-Unis, le Japon et le Canada, plutôt réticents à s’engager sur les émissions de GES, prennent finalement part à ce communiqué, est à lui seul un "message fort" , estime François Hollande.

Reste donc à joindre les actes à la parole, et à convaincre les autres grandes puissances absentes de ce sommet de se mettre dans leur sillage. Mais rien ne dit que le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine accepteront de le faire.

Lancez la conversation

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour commenter.