Blocage des sites de General Electric à Belfort : la CGT appelle à durcir le mouvement, après l’échec de la réunion avec la direction
Après un jour de blocage du site de General Electric à Belfort et l'échec des négociations avec la direction, la CGT appelle les salariés à durcir le mouvement. Ils s'opposent à un plan de suppression de postes.
La CGT appelle à durcir le mouvement après l’échec de la réunion qui avait lieu mercredi 9 octobre au matin avec la direction, indique France Bleu Belfort-Montbéliard. Le blocage des sites de General Electric à Bourogne et à Belfort, dans le département du Territoire de Belfort, depuis mardi soir se poursuit.
Les délégués syndicaux ont quitté la réunion mercredi 9 octobre au bout d'une heure, un peu après 11h, jugeant les propositions de la direction insatisfaisantes. Elle a proposé un rallongement du plan de départs volontaires jusqu’à fin 2020 et souhaite poursuivre son plan de compétitivité qui prévoit la réduction de 150 postes sur le site, selon les syndicats.
#GeneralElectric : environ 150 salariés bloquent l'entrée du site des turbines à #Belfort en attendant la fin de la réunion entre la direction et l'intersyndicale. pic.twitter.com/6Edakh7YlM
— France Bleu Belfort Montbéliard (@bleubelfort) October 9, 2019
Selon France Bleu Belfort-Montbéliard, la direction n’a pas souhaité s’exprimer. Les syndicats ont annoncé devant quelques 150 salariés que les salariés General Electric de Chonas-L’Amballan en Isère pourraient rejoindre le mouvement.
Des salariés grévistes mobilisés selon la CGT
Cyril Caritey, délégué CGT, annonçait déjà mercredi 9 octobre au matin, avant le début de la réunion, que le blocage sera mené "le temps qu'il faudra et avec les salariés". Il précise que le but est de négocier avec la direction : "Il y a de la détermination mais malgré tout les gens restent sereins, mobilisés et convaincus que ce sont eux qui ont raison parce qu'ils portent un projet alternatif avec l'intersyndicale qui a été déposé au niveau local. On attend que la direction revienne à la négociation avec, comme objectif, la prise en compte du projet alternatif". Ce projet propose la suppression de 300 postes l’année prochaine sous forme de départs volontaires et de plan seniors.
En mai dernier, le groupe américain, qui emploie quelque 4 300 salariés à Belfort, a annoncé un plan de restructuration qui prévoyait initialement la suppression de près de 1 050 postes en France, dont 792 sur le site belfortain. La direction de GE à Belfort a dit toutefois être "disposée" à réduire de 150 au maximum le nombre de postes supprimés sur ce site, mais à condition que plusieurs acquis sociaux disparaissent. Le processus de consultation doit prendre fin le 21 octobre.
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