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Départementales : dans le Tarn-et-Garonne, l'ère Baylet est terminée

Depuis qu'il avait succédé à sa mère, en 1985, le patron du Parti radical de gauche s'était accroché à son siège. Jeudi, il a renoncé à sa candidature à la présidence du département, peu avant l'élection de Christian Astruc, soutenu par la droite.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche, vote au premier tour des élections départementales, le 22 mars 2015, à Valence-d'Agen (Tarn-et-Garonne).  (PASCAL PAVANI / AFP)

Jean-Michel Baylet avait annoncé à l'ouverture de la séance qu'il ne se présentait pas, mettant un terme à trente ans de présidence du Tarn-et-Garonne. Le candidat soutenu par la droite, Christian Astruc, ancien radical de gauche désormais sans étiquette, a été élu jeudi 2 avril au premier tour face à Marie-Claude Nègre (PRG), soutenue par le président sortant. Cette dernière n'a obtenu que 12 voix, contre 18 pour Christian Astruc.

Jean-Michel Baylet avait pourtant été réélu dès le premier tour des élections départementales, le 22 mars, dans le canton de Valence d'Agen, rappelle France 3 Midi-Pyrénées. Mais au soir du second tour, la droite et la gauche revendiquaient la victoire dans le département, donnant lieu à un jeu de tractations.

Trente ans de règne 

Dans le Tarn-et-Garonne, cette victoire de Christian Astruc met un terme à l'ère Baylet. En 1970, Evelyne Baylet, mère de Jean-Michel, était arrivée à la tête du département. Depuis, le Tarn-et-Garonne était présidé par la famille, et donc le Parti radical de gauche (PRG). Depuis qu'il avait succédé à sa mère, en 1985, le patron du PRG s'était accroché à son siège.

Une suprématie qui agaçait, y compris dans son propre camp. La preuve, les départementales s'étaient transformées en "tout sauf Baylet". Christian Astruc lui-même était un proche de Jean-Michel Baylet, avant de devenir un opposant. Il est désormais également son successeur. 

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