L'attentat d'un commando antivivisection français
L'affaire reste entourée d'un certain mystère. Mais il semblerait que l'incendie du 29 juin à Saint-Germain sur l'Arbresle (Rhône) de l'entreprise Charles River, qui élève des animaux de laboratoire, ait été causé par l'explosion d'un engin déposé par le groupe animaliste "Front de libération des animaux", émanation française de l'ALF (Animal liberation front) anglais.
Déjà le 30 juin, la section antiterroriste du parquet de Paris avait ouvert une enquête en considérant de fait la "piste criminelle", et l'acte avait déjà à l'époque été revendiqué par le groupe.
Mais Le Figaro indique ce matin que les enquêteurs ont découvert parmi les décombres un engin explosif, composé notamment d'une bonbonne de gaz. Une déflagration s'était fait entendre vers 1h40 du matin la nuit du sinistre.
Les activistes ont publié récemment un communiqué sur leur site internet pour revendiquer le dépôt de l'engin explosif dans l'entreprise, mais aussi à l'intérieur de camions frigorifiques. Une ou plusieurs personnes, se réclamant d'un Front de libération des animaux, avaient déjà saccagé un abattoir avicole à Fontiers-Cabardès (Aude) le
8 juin.
L'ALF est une association radicale défendant la cause animale, et ses défenseurs vont très loin dans la violence en Grande-Bretagne depuis quelques années. En France, il s'agirait du premier acte "musclé", et les spécialistes n'excluent pas le même genre d'actions dans les mois à venir.
Matteu Maestracci
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