Beyrouth : le témoignage d’une journaliste locale
Rédactice en chef adjointe du média libanais "L’Orient-Le Jour", Emilie Sueur raconte le traitement journalistique de l’explosion qui a frappé Beyrouth (Liban) ainsi que le sentiment de colère qui grandit dans le pays.
Elle était dans ses locaux au moment du drame. Quand l’explosion d’un entrepôt secoue Beyrouth (Liban) mardi 4 août, Emilie Sueur, rédactrice en chef adjointe du média libanais "LOrient-Le Jour", pense d’abord à un séisme. Très vite, au vu de la fumée qui se propage dans le ciel, elle comprend qu’il s’agit d’autre chose. Si certains de ses journalistes doivent alors gérer des dégâts à leur domicile, d’autres commencent déjà à relayer les premières informations.
Un peuple libanais en colère
La rédaction de ce média tente alors de lever le voile sur cette catastrophe et de comprendre ce qu’il s’est passé. Au cours de leur enquête, c’est un sentiment de colère de la population libanaise qui en ressort. "Arrêtez de nous dire ‘bravo la résilience libanaise’, arrêtez de nous dire ‘courage’. Là, ce n’est plus ça, c’est fini, c’est terminé. C’est la colère, il faut que ça change parce que c’est insupportable", retransmet Emilie Sueur en duplex depuis Beyrouth.
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