Syrie : pourquoi les frappes tardent ?
Samedi dernier, la ville de Douma a été frappée par une attaque présumée chimique. Depuis, les Occidentaux soufflent le chaud et le froid sur une possible riposte. Les frappes dites imminentes ont laissé place à des invectives diplomatiques.
Il y a un an, Donald Trump n’avait pas trainé en donnant l’ordre de bombarder une base aérienne du régime syrien après une présumée attaque chimique. Mais actuellement, la réponse se fait attendre, alors qu’une attaque de la même ampleur aurait eu lieu dans la ville de Douma il y a une semaine.
Depuis, Washington et Paris temporisent, notamment sur une question : quelle est l’ampleur de la réponse à donner ? La France et la Grande-Bretagne ne veulent pas rentrer en guerre avec Damas.
Épargner les populations
Le principal problème est d’identifier toutes les cibles liées aux armes chimiques sur le territoire syrien. Une tache longue et difficile, d’autant que certains produits ont été déplacés et risquent de toucher la Russie.
Pour le général Vincent Desportes, ancien directeur de l’École de guerre, il y a des risques : "Les troupes ont globalement déserté leurs casernes et bases d’aviation et les lieux qui pourraient être frappés sont probablement remplis de soldats russes, et autour de populations". Selon les Russes, l’attaque de la Ghouta est une manipulation des rebelles encouragée depuis l’étranger selon les Russes. Poutine et Macron se sont parlé.
EN DIRECT >> Paris, Londres et WAshington ont frappé la Syrie
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