Reporter photographe sous-marin
Cette semaine, mercredi 8 juin, partout dans le monde, on célébrait la journée mondiale de l’océan décrétée par les Nations Unies. Greg Lecoeur, photographe qui documente la diversité, était à Biarritz pour l’occasion.
Biologiste marin de formation et de métier, Greg Lecoeur décide un jour de prendre les palmes et un appareil photo pour aller documenter son travail de recherche. Filmer et photographier les espèces menacées, les modifications profondes que le changement climatique impose à notre écosystème. Véritable reporter sous-marin, son travail vise à porter à la connaissance de tous la pureté menacée de notre monde.
"Dans le silence profond de l’Antarctique, le bruit du craquèlement de la banquise qui précède parfois l’effondrement d’un bloc de glace, est indéfinissable", écrit Greg Lecoeur.
Documenter la crise climatique et les changements environnementaux
Être reporter, c’est informer à partir d’écrits, d’enregistrements audios, de films et photos. Même si Greg Lecoeur n’est pas journaliste, son travail qui vise à documenter les changements environnementaux et les dilemmes de notre époque, apparaît aujourd’hui comme des reportages, des reportages engagés.
Invité à venir s’exprimer à Biarritz, mercredi dernier, le 8 juin, Journée mondiale de l’Océan décrétée par les Nations Unies, Greg Lecoeur a présenté expositions et conférences inscrites dans le programme d’H2Océans qui, à l’initiative d’Océans sans Frontières, vise à sensibiliser l’opinion sur la vie océanique.
L’océan ne digère pas tout ce qu’on lui balance, encore moins les trois milliards de masques Covid qui ont été jetés à la mer. Les questions autour de l’urgence climatique sont dépassées. Il n’y a plus à tergiverser, il faut agir.
Quand pour frapper les consciences, des photographes "shootent" les déchets en surface, le plastique dans l’eau, la démarche de Greg est inverse. Filmer l’infiniment beau, le rare, le précieux et souligner sa fragilité, et sa condamnation à disparaître... par notre simple faute.
La tortue imbriquée sur les coraux, une espèce marine en danger critique d’extinction, ou encore sa récente expédition polaire en Antarctique avec Florian Fisher et l’apnéiste Guillaume Néry. Cinq semaines au contact de la banquise, plonger dans une eau à moins un degré pour nager sous les icebergs, évaluer les fissures, et surtout vivre avec les espèces animales. Jeter l’ancre du voilier sur un point fixe et ne plus en bouger pour se fondre dans le décor et vivre avec les espèces animales.
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